Histoire de la Commune de Thomazeau

Non loin  de la Capitale d’Haïti, soit à environ d’une trentaine de kilomètres, dans les rochers, les collines et dans les flancs des montagnes prend la forme d’une cuvette, se trouve la colline de Thomazeau.

La cathédrale Ste Anne

Colonisée respectivement par les Anglais et les Français durant la période coloniale à cause de sa réputation en produits agricoles comme : le café, la canne à sucre et les vivres alimentaires, la région de Thomazeau dès le départ des colons était restée jusqu’à  une  période très récente où  la plaine du Cul – de – Sac  ne pouvait compter sur aucune autre région que celle de Thomazeau. Elle alimentait en denrées agricoles Port-au-Prince et la Croix des Bouquets. Il faut dire qu’elle avait également une grande réputation  pour son élevage pratiqué à une grande échelle. D’ailleurs, cette pratique de l’élevage de cabrits notamment  ne permet-elle pas à la sagesse populaire haïtienne de répéter tout le temps : « Nou se Kabrit Tomazo menm plim, menm plimaj » pour expliquer les liens familiaux chez lez les haïtiens.

En effet, fondée le 10 décembre 1826, cette région porte le nom de Thomazeau par le fait que durant la période coloniale, elle était une grande habitation, une vaste propriété d’un colon français du nom de Thomas dont elle portait le nom, et par le fait  également qu’il y avait de l’eau en abondance, plus d’une centaine de sources d’eau à l’époque, d’où le nom de Thomazeau.
Après sa création, cette habitation florissante fut érigée en quartier et resta sous la dépendance de l’arrondissement de la Croix-des-Bouquets. Après la chute du Président Haïtien Lysius Salomon en 1889, son successeur, le Président  Florvil Hyppolite a pris un décret en date du 3 août  de la même année et éleva le quartier de Thomazeau au rang de communes.

Conformément à la loi, régissant la matière, la commune se veut être une entité autonome. Son territoire comprend la ville, les banlieues, les quartiers, les sections communales ainsi que les îlots adjacents. L’article 3 du décret du 22 octobre 1982 sur l’organisation et le fonctionnement de la commune se lit ainsi : « est commune, toute agglomération urbaine, tout quartier dépassant 1500 familles et ayant une infrastructure socio-économique pouvant garantir 25% des recettes de la commune, par acte législatif sur l’initiative du chef de l’Exécutif.» D’ailleurs, depuis l’adoption de la constitution du 29 mars 1987 qui fournit un ensemble de mécanismes propices à l’émergence d’une réelle décentralisation, les communes ont un rôle capital à jouer dans l’impulsion du développement national en influant sur la répartition des hommes et es activités, en articulant en permanence des visions à long terme, afin d’empêcher trop de disparités entre les régions, de réduire l’écart entre le centre qui est Port-au-Prince et la périphérie. Car le développement du pays passe et doit passer par celui de toutes les régions du pays notamment, la région de Thomazeau.

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